Et c’est reparti pour la Minganie! (3 de 3)

2 années déjà  •  PAR  •  0 Commentaires

Malgré les difficultés rencontrées les derniers jours pour les tournages sous-marins, la grenouille a finalement su capturer les images dont on avait besoin. La journée sera donc consacrée aux baleines et aux macareux.

En mettant le bateau à l’eau à Mingan, il n’a pas fallu beaucoup de temps pour faire la rencontre d’un petit rorqual! Mais filmer dans un bateau sans donner le mal de mer aux futurs spectateurs, c’est tout un défi! Je décide donc d’y aller avec la lentille 24-70mm, un cadre plus large nous donnant l’impression de bouger un peu moins. Mais notre sujet devient tout petit, on tente donc de s’en approcher, tout en respectant évidemment les distances réglementaires.

Ce projet a été créé à notre initiative et il est entièrement auto-financé. Aidez-nous en achetant notre livre Québec profond. Splendeurs du fleuve-mer.

La pluie se met de la partie mais j’arrive tout de même à voir le mammifère sortir trois fois de l’eau avant de replonger pour quelques minutes. J’en profite pour ajuster l’iso et l’ouverture et je fais un de ces sauts quand la baleine ressort tout juste à côté du bateau! Le stress aussi de rater cette occasion puisque, ne l’attendant pas de ce côté et encore moins si près, je finis par attraper sa tête mais dans un mouvement de caméra tellement brusque que je pressens qu’il ne sera pas utilisable! Déçue, je ne bouge plus mon oeil de la caméra et j’attends que ça se reproduise.

Elle ne reviendra plus nous voir si près mais n’empêche, la sensation qu’on a quand on se dirait nager pendant des heures avec ce gracieux mammifère!

Puis on a mis le cap sur l’Ile aux Perroquets. Oh, la chance était vraiment plus avec nous! Il ne pleut plus, les nuages dosent la lumière du midi juste assez et les macareux sont au rendez-vous!

Les écouteurs sur les oreilles, avec ma zoom et le micro Shotgun, je poursuis la grenouille qui jubile au bout de la caméra et j’en fais tout autant en entendant le chant étrange de cet oiseau si rare!

Je mangerai mon sandwich n’en croyant pas mes oreilles qui sont toujours sous le casque d’écoute, un sourire béa et goûtant l’immense privilège d’être au milieu d’une nature extraordinaire!

Décidément, j’avais tort, petite fille, de rêver aux princesses et aux châteaux! La vie d’aventurière en pleine nature est tellement plus exaltante!

Notre aventure s’achève: une petite visite à la sympathique animatrice de CILE, Gabrielle Darveau, puis nous reprenons la route vers une Côte-Nord bien différente!

La Minganie est magnifique et on se promet d’y revenir, mais là, notre impatience à retrouver fiston prend toute la place! On arrêtera tout de même à la maison de la Chicoutai pour rapporter des cadeaux à mamie Suzanne et papi Gilles qui ont veillé (c’est le cas de le dire car ils n’ont pas beaucoup dormi!) sur notre petit bonhomme…

(pour reprendre toute l’aventure depuis le début: L’aventure Minganie)

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