Jour 1 de l’aventure Minganie

2 années déjà  •  PAR  •  1 Commentaires

Jour 1 de l’aventure Minganie. Au programme, une rencontre avec Richard Sears, directeur-fondateur du MICS, notre première entrevue pour ce projet, et ma première journée à vie en tant que caméraman/preneur de son! Pour ceux qui ne sauraient pas, il y a normalement une personne à chaque poste, alors imaginez ma nervosité! 

La grenouille donc, questionne M. Sears sur les grands enjeux pour les mammifères marins, sur l’histoire de la création du centre de recherche et la relève qu’il prépare, sur sa perception de l’avenir et sur son amour de la mer. Un homme calme et réservé qui laisse néanmoins entrevoir un attachement aux animaux qu’il suit, sans être dupe et sachant pertinemment que ce n’est pas nécessairement réciproque. 

Ce projet a été créé à notre initiative et il est entièrement auto-financé. Aidez-nous en achetant notre livre Québec profond. Splendeurs du fleuve-mer.

L’entrevue terminée, on doit vite trouver un endroit pour s’installer et télécharger les images et le son dans le disque dur. C’est au Macareux dodu qu’on se retrouve pour vaquer à nos tâches et manger une bonne chaudrée de palourdes par la même occasion. Tout est là, les images sont au foyer, je respire, et on peut repartir avec les cartes mémoires formatées, prêtes pour les prochains tournages. 

Nous devions prendre la route pour Sept-Iles dès le tournage terminé mais la grenouile est tentée d’aller faire un tour en mer. Sous la mer. Ça tombe bien, Jacques Gélineau, notre hôte à Sept-Iles, est en fait à Longue-Pointe et nous retrouve au Macareux. Il viendra en mer avec nous. 

Une excursion dans un brouillard des plus mystérieux nous fait voyager dans une ambiance surréaliste. J’entends des animaux jamais entendus auparavant. Ça ne fait pas 2 minutes que nous avons pris la mer, déjà un rorqual sort à droite du bateau! Puis des marsouins, puis un autre rorqual! Et des oiseaux à profusion, dont un macareux qui nous passe au-dessus de la tête avec un poisson dans la bouche!

Nous voilà près de l’île aux perroquets. Pendant que la grenouille découvre la pierre calcaire d’un bleu turquoise sous l’eau, le cri des macareux m’étonne et m’amuse. Ils sont là, sur la mer, à se laisser dériver pas trop loin du bateau. Mais le brouillard m’empêche de les voir dans mon écran d’appareil photo.

Puis le chant des phoques m’envoute complètement. Il est presque 18:00. Je ne les vois pas. Jacques, qui a déjà guidé dans les îles, m’explique qu’ils se rassemblent, une fois bien repus. Un chant d’estomacs satisfaits, donc.

On sort de l’eau à 20:00, et prenons la route pour Sept-Iles. Gallix, en fait. Nous arrivons à minuit trente, et Jacques, qui allait un peu plus vite avec sa voiture, nous attendait avec un bon spaghetti de son cru, délicieux et réconfortant. La fatigue dans le corps, il ne s’est pas dit grand chose à table. Que le souvenir du chant des phoques qui continuait de nous envoûter… 

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Commentaires 1

  1. Anonyme
    Tu as l'air si heureuse Geneviève, je suis contente😉

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