La mer est d’huile, je peux rêver

3 années déjà  •  PAR  •  0 Commentaires

La grenouille vient de s’immerger pour une heure. La mer est d’huile, pas de stress, malgré le sombre nuage qui semble vouloir chasser le ciel bleu, alors je peux rêver.

Je rêve d’avoir un bout de terre ici, en bordure du fleuve, au fond d’une baie, où l’on installerait la roulotte dans un premier temps (mes rêves ont presque la patience de mes moyens), et une petite cabane, une cuisine d’été en quelque sorte: un plancher, un toit et des murs en moustiquaire, question de ne rien perdre du spectacle! Avec une toilette et une douche, pour accommoder les courageux qui s’aventureraient jusqu’à notre pays sauvage. 

Une cuisine d’été, un vrai phantasme pour la femme que je suis! Un espace de rencontre convivial pour tous nos visiteurs tout en leur apportant l’autonomie. Je rêve. Je peux bien rêver de ne pas passer l’été à laver des draps et cuisiner pour 15 à chaque jour! L’autonomie, donc, très important! 

Un feu, une ou des guitares, percussions et autre violons, selon les convives… Vous ne jouez pas de musique? On a des cuillères ou un petit œuf pour vous! Et des « la la la » ça fera aussi l’affaire! Vous préférez la solitude aux guimauves partagées autour du feu? Ici, chacun est libre de faire ce qu’il veut. Pas d’offense… que du respect…

Ce projet a été créé à notre initiative et il est entièrement auto-financé. Aidez-nous en achetant notre livre Québec profond. Splendeurs du fleuve-mer.

Le tout bercé par le souffle des baleines, à l’occasion, et les phoques curieux et les canards chanteurs et alouette… 

Puis a toute heure du jour, les plongeurs qui partent ou reviennent de la mer, avec le zodiac bien ammaré à notre super quai. L’élément probablement le plus sophistiqué de notre paradis… Avec les marées, le vent et les courants, c’est techniquement  incontournable !

Les histoires de plongeurs qui se relancent de plus belle, n’auront rien à envier aux histoires de pêcheurs. 

Puis chacun retrouve son intimité dans sa tente ou sa roulotte… Le tout alimenté au solaire, bien entendu!

Faire découvrir les splendeurs sauvages de la Côte-Nord à notre humble mesure, en accueillant Européens, Américains mais aussi et surtout les Québécois qui ont foulé quantité de sols étrangers et exotiques sans jamais s’être aventurés jusqu’ici parce que c’est bien trop loin. Vous avez raison, c’est loin, c’est un autre bout du monde aussi exotique que les côtes du Costa Rica ou de la Croatie… Mais sûrement l’un des derniers recoins de cette planète encore pas trop conquis pas l’Homme.  Pas encore, du moins…

Et tant qu’à rêver, pourquoi pas imaginer que les touristes arrivent de partout, pas juste chez nous, mais sur toute la Côte-Nord, car le train au moteur roue de Pierre Couture se rend jusqu’à nous!

Oh! La grenouille émerge et me prend en flagrant délit de rêvasserie! Mais avant de fermer cette page, un grand merci à mamie Suzanne et papi Gilles qui cuisinent peut-être pas pour 15 (pour 3, oui!) mais qui nous permettent de faire ce projet en prenant soin de nous et de notre Simon-boum boum-Louis Cyr… Et les dîners, et le lavage, et les réparations de compresseur, de veste de plongée, et alouette… (que serions-nous sans nos parents!)

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