Le stress progresse !

9 mois déjà  •  PAR  •  0 Commentaires

Aujourd’hui, je parlais au téléphone avec ma productrice (hé oui, il m’arrive de répondre au téléphone!)  Nous parlions d’un nouveau projet télévisuel qu’on pousse très fort vers l’avant et qui concerne encore – mais pas exclusivement – le Saint-Laurent.  À la fin de la conversation téléphonique, qui impliquait d’autres personnes engagées dans ce nouveau projet, ma productrice me lance: « Hé Patrick, n’oublie pas qu’on doit très bientôt se parler de notre premier projet.  On commence le montage le 1er novembre, tu te souviens?! ».

Et voilà comment naît le stress 😛

Dans quelques jours, je devrai remettre les images que j’ai tournées dans les profondeurs du Saint-Laurent l’été dernier aux autres personnes impliquées dans ce beau projet.  Mes images seront scrutées à la loupe par ces gens qui les utiliseront pour que, tous ensemble, nous construisions le plus beau récit possible concernant notre relation au Saint-Laurent, à Geneviève et à moi.

(Ce documentaire se retrouvera sur les ondes de Canal D au courant de l’an 2017).

C’est stressant parce que j’espère avoir vraiment bien rempli ma mission.  Toutes les heures que j’ai passées sous les eaux m’auront permis de récolter beaucoup d’images. Mais est-ce que ce sera suffisant pour les besoins de la présente cause?  Est-ce que j’ai pensé à tout?  Est-ce que j’ai récolté tout ce dont on aura besoin?  Voilà les questions qui m’assaillent en ce moment!

En même temps, je me force à me rappeler que je suis bien content de moi, que je ne pouvais pas faire beaucoup plus dans de telles circonstances.  Et je me souligne à moi-même, à gros traits gras, que je suis même parvenu à capter beaucoup de comportements animaliers au cours des derniers mois:  des capelans qui fraient, des animaux qui s’alimentent, des phoques qui interagissent les uns avec les autres, un crabe qui pince la bedaine d’un chaboisseau qui passait trop près, des animaux qui naissent… et d’autres qui meurent.  Tout ça, c’était bien difficile à filmer, je vous en passe un papier!  Dans le froid en plus.  Par mer démontée aussi s’il le fallait!

Bref, je suis très satisfait de ce que j’ai accompli l’été dernier.  Et l’été précédent.

Mais quand même.  Je doute.  Faut dire que je doute tout le temps.  De tout.  Ou presque.  Alors de douter actuellement, ça fait pas bien bien changement de l’accoutumée.  Mais ça nourrit le stress quand même.

N’en demeure pas moins que le montage sera une bien belle étape du projet.  Dans les prochains jours, je passerai plusieurs heures, en compagnie de Geneviève, afin de faire un premier tri dans les images sous-marines que nous possédons.  Question économie en temps et énergie, on doit faire ce premier travail pour la monteuse qui ne peut quand même pas visionner toutes les images récoltées au cours des 150 plongées que j’ai effectuées dans le cadre de ce documentaire.  Cette dernière travaillera à partir des images écrémées, à partir des images que nous préférons.

J’ai vraiment hâte de voir ce que tout cela donnera!

Cette étape me permettra aussi de revivre mon été.  De revoir de bien belles choses qui se sont déroulées dans le Saint-Laurent juste devant mes yeux.  Entre autres ces bélugas au drone; je revois si bellement ce veau gris-bleu qui buvait le lait de sa blanche mère dans les eaux noires du Saguenay… quelles images quand même !

Et je reverrai la frimousse enjouée de mon Simon… notre fils.  Lui qu’on a amené en mer.  Parce que ce projet, c’est aussi pour lui.  Pour lui faire bien sûr découvrir l’aorte du Québec.  Mais aussi parce que ce projet nous permet de nous engager à notre façon, de faire un geste que nous considérons important en faveur de la pérennité de ce grand fleuve parmi les grands fleuves de cette petite planète.  Et ce, parce que nous voulons qu’il en reste quelque chose de toujours aussi beau lorsque Simon sera grand à son tour et qu’il voudra lui aussi jouer dans ses eaux généreuses…

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